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ELSA
ELSA famille


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ELSA : Entraînement à la Lecture SAvante (version professionnelle) 1996

Un logiciel de perfectionnement des compétences de lecture particulièrement adapté à la nécessité d'élever rapidement et durablement le niveau de la lecture.

- 7 séries d'exercices portant sur des compétences de lecture différentes
- une gestion individualisée et une aide personnalisée
- une véritable culture de l'écrit avec deux bibliothèques "jeunesse" et "adulte"

pour les élèves depuis la fin du CE2 jusqu'à la fin du collège
pour les adultes
, du lycée à l'entreprise, en passant par les organismes de formation d'adultes, etc.

caractéristiques techniques :
- à partir de Windows 95 / pentium 1
- mémoire vive min. : 16 MO
- version cédérom, ou téléchargeable sur notre site, monoposte ou réseau
- nombre d'inscrits illimité

  télécharger la version d'essai (gratuite 30 jours) *
  télécharger les conseils de prise en main
(à lire impérativement avant toute utilisation)
 
  en cas de problème d'installation
  problèmes après l'installation en réseau

* La présentation incluse comprend de nombreuses rubriques qui vont vous aider à vous familiariser avec le logiciel ELSA :
ELSA : des résultats
l'organisation du logiciel
les bibliothèques
les séries d'exercices avec des animations à visualiser
quelques outils de travail sur ELSA :

- les questions récurrentes sur l'entraînement,
- un document écrit de suivi personnel,
- une grille d'évaluation pour schématiser l'évolution de la série T,
- un schéma théorique possible d'une action lecture en séance de 30 min 2 à 3 fois par semaine,
- les séries expliquées une par une aux enfants,
- comment mettre en place ELSA dans un établissement ?,
- quelques fiches de présentation ELSA, etc.

  Présentation du logiciel

Les différentes fonctions du logiciel

Les sept séries d'exercices d'ELSA

ELSA : des résultats en classe de 6ème...


Les deux bibliothèques d'ELSA

Liste des textes des deux bibliothèques

Tous les articles publiés sur ELSA dans Les Actes de lecture


PRESENTATION DU LOGICIEL
ELSA, comme ELMO, fait travailler le lecteur sur 7 comportements constitutifs de la lecture mais il bénéficie :
- des avancées scientifiques liées aux recherches sur la lecture
- des avancées pédagogiques liées à l'expérimentation des logiciels de lecture
- des avancées technologiques liées aux ordinateurs, aux langages et aux systèmes d'exploitation. ELSA s'intègre dans une action plus globale de rencontre avec l'écrit et en accroît la nécessité. En effet, notamment pour les conduites intellectuelles complexes on sait bien qu'aucun entraînement ne provoque des progrès de manière mécanique. On doit alors faire l'hypothèse que les exercices ne peuvent développer des réelles compétences qu'au prix d'une prise de conscience (quand on commente les résultats), et d'un réinvestissement (quand on découvre de nouveaux textes). ELSA accompagne le lecteur dans sa progression en fonction de ses résultats. Individualisation du travail sur une longue durée, au moins une quarantaine d'heures, ce qui à raison de 25 à 30 minutes par séance et 2 à 3 séances par semaine couvre presque l'année.





LES DIFFERENTES FONCTIONS DU LOGICIEL

ELSA comporte 3 grandes fonctions :
- une fonction Gestion
- une fonction Aide
- une fonction Exercices

La fonction Gestion :
Elle permet d'inscrire les individus, de consulter leurs résultats, de les transférer ou de supprimer leur inscription.

La fonction Aide :
C'est un outil précieux à la fois pour utiliser le logiciel et pour avoir accès à ses présupposés théoriques. Elle permet d'accéder à des informations sur chacune des séries. Par ailleurs, au moment des résultats à l'issue des exercices, une aide locale est disponible.

La fonction Exercices :
Par commodité, la fonction Exercices est éclatée en trois boutons (Entraînement, Exercice au choix et Historique) qui apparaissent en permanence.
- le bouton Entraînement permet à l'individu de poursuivre son travail dès lors qu'il est inscrit. Il est pris automatiquement en charge par le logiciel, selon ses résultats et dans un ordre précis : les exercices deviennent plus complexes au fur et à mesure que les résultats s'améliorent.
- le bouton Exercice au choix propose de refaire un exercice de l'entraînement autant de fois qu'on le souhaite (parce qu'on l'a trouvé difficile ou…plaisant). Ce menu ne donne accès qu'aux exercices déjà effectués.
- le bouton Historique offre la possibilité de revoir le dernier exercice fait dans 5 séries d'entraînement : A, B, D, E, F. Cette situation peut se vivre collectivement pour confronter les stratégies qui ont conduit à la réussite ou à l'échec. Plusieurs inscrits, ou un inscrit et son formateur, peuvent avoir ainsi des moments réguliers de réflexion sur la lecture.




LES SEPT SERIES D'EXERCICES D'ELSA

ELSA fait donc travailler le lecteur sur sept capacités différentes qui constituent l'activité de lecture. A chacune de ces capacités correspond une série d'exercices.
Ces sept exercices s'enchaînent toujours dans le même ordre, chaque ensemble d'exercices étant appelé "Plan" et étant constitué de la séquence suivante :
Série T - série A - série D - série E - série B - série C - série F.

Trois de ces séries travaillent sur des unités inférieures à la phrase tandis que les quatre autres travaillent au niveau de la phrase ou du texte.

- Les trois séries travaillant sur les mots ou groupes de mots portent :
. sur l'élargissement et la vitesse de l'empan de lecture (et non de l'empan visuel ),
. sur le fonctionnement et l'enchaînement des empans dans la lecture d'un texte,
. sur les conduites de différenciation de formes proches (mots et groupes de mots).

- Les quatre séries travaillant au-delà de la phrase portent :
. sur les capacités d'anticipation des mots (closure),
. sur l'organisation progressive d'une représentation mentale du texte grâce à des recherches sélectives d'information,
. sur l'organisation progressive d'une représentation mentale du texte grâce à des consultations sélectives du matériau linguistique,
. sur le développement d'une lecture efficace qui trouve le meilleur équilibre entre le temps de consultation et la compréhension.

- Plus précisément :

- la série T sert à :
. repérer où en est chaque inscrit et adapter l'entraînement à son niveau,
. mesurer les progrès de chacun des inscrits au bout des six séries d'exercices et ajuster un nouveau programme de travail.
La série T est à la fois un bilan et un élan, une évaluation et une orientation. Cet exercice est celui qui se rapproche le plus de la lecture, activité complexe dans laquelle on distingue des éléments sans parvenir à les séparer.
Comment mesurer le niveau de lecture ?
Deux éléments sont pris en compte : la vitesse et la compréhension
* la vitesse : c'est un mot qui ne nous satisfait pas vraiment car il peut laisser sous-entendre qu'il faut tout faire vite, de plus en plus vite et plus vite que les autres. Ce serait plutôt de célérité ou de flexibilité qu'il s'agirait dans ce que ces termes évoque d'aisance des déplacements dans le texte (sauts de paragraphes, retours en arrière…), de souplesse d'associations d'éléments (de la conclusion à l'introduction…), de facilité de relier cette lecture à des expériences diverses, réelles ou imaginaires. Bien faire tout cela, c'est dire qu'un bon lecteur maîtrise les questions techniques et sait ainsi décider du régime de ses lectures.
* La compréhension : l'évaluation de la vitesse de lecture n'est en réalité rien d'autre que mesurer le temps des opérations nécessaires pour comprendre. Pour savoir si un lecteur comprenait un texte, on s'est long-temps contenté de poser des questions sur ce que " disait " ce texte. Exemple : " le renard s'appelle Goupil ? " [Vrai - Faux - L'histoire ne le dit pas]. Ce type de question mesure tout au plus les compétences de base : le lecteur a bien mémorisé les détails du texte et sa lecture n'a pas été dénuée d'attention.
Aujourd'hui, on admet plus volontiers que comprendre un texte, c'est avoir accès aux intentions de l'auteur, à ses procédés d'écriture, c'est articuler ce texte avec d'autres textes déjà connus, reconnaître un thème, une manière de le traiter et y être sensible…
Quelle évaluation rendra compte de cette richesse ? C'est avec tout cet arrière-plan que la série T a été conçue.

- la Série A aide à élargir l'empan de lecture. Sur une ligne de texte, nos yeux font plusieurs arrêts au cours desquels ils prélèvent de l'information. Un arrêt est appelé une fixation et la quantité d'écrit qui est vue en une fois par les yeux lorsqu'ils sont immobiles est appelée un empan. Mauvais lecteurs ou simples déchiffreurs utilisent, on le sait, des empans très courts : 3 ou 4 signes à la fois, des syllabes, des petits mots, des fragments d'écrits qui font de la lecture une activité besogneuse et synthétique. Difficile ! Les bons lecteurs, eux, traitent des unités plus larges même si leurs capacités visuelles ne les autorisent pas à voir nettement plus de 3 ou 4 signes à la fois. Habilement, ils utilisent en fait "ce qui déborde" de la zone nette.
Personne n'a le pouvoir d'agir sur l'empan de vision qui est déterminé par des contraintes physiologiques. On peut, en revanche, s'entraîner utilement à élargir l'empan de lecture.

- la Série D entraîne deux compétences :
* la localisation d'informations : cette série oblige à une lecture partielle du texte : pour le consulter puis répondre aux questions qui lui sont posées, le lecteur dispose d'un temps de présentation du texte qui est beaucoup plus court que le temps de lecture intégrale.
Pour chaque question, il est donc amené à développer une lecture sélective (choisir les passages du texte qu'il lira ou ne lira pas) et/ou une lecture de recherche (parcourir rapidement le texte à la recherche des indices induits par la question).
* le fonctionnement de ce texte : cette lecture partielle, à la fois, ne peut s'exercer que sur un écrit dont on connaît bien la structure et les articulations et contribue à construire cette représentation mentale. La série D est organisée pour atteindre ce but : à chaque fois qu'il entre dans le texte et qu'il en sort le lecteur passe par une silhouette du texte (une vue d'ensemble réduite du texte). Il doit attribuer un titre et un mot-clé à chaque partie du texte qu'il a visitée. Il est ainsi amené à prendre du recul, par rapport aux mots, à considérer le texte comme un tout. Cette construction progressive d'une organisation géographique du texte (comme si le lecteur se dessinait mentalement une carte du texte) à travers l'exercice d'investigations locales est l'objectif précis de cette série.

- la série E fait travailler sur l'anticipation de mots à l'intérieur d'un texte. Les informations qui vont constituer l'horizon d'attente d'un mot appartiennent aussi bien à la compréhension globale du texte lu jusqu'ici qu'aux contraintes liées à son environnement immédiat.

- la Série B entraîne à élargir l'empan de lecture dans une situation proche de la lecture réelle d'un texte (il y a au moins trois fixations par ligne).

- la Série C entraîne à bien faire la différence entre des mots qui se ressemblent soit par la forme, soit par le sens.

- l'objectif de la série F est, comme pour la série D, de construire une représentation mentale du fonctionnement d'un texte. Mais, cette fois, en prenant appui spécifiquement sur les éléments significatifs de son lexique. Pour y parvenir, le lecteur doit faire le plus économiquement possible des hypothèses sur la globalité d'un texte à partir d'une sélection de mots qui restent positionnés sur une trame du texte.

Presque toutes les séries questionnent les textes dans ce qu'ils disent, dans la manière qu'ils ont de le dire et dans ce qu'ils disent sans le dire. C'est pourquoi nos choix ont privilégié des extraits qui supportent cette multiplicité d'entrées, ce qui nous a orientés vers des textes complexes qui peuvent "parler" diversement à plusieurs lecteurs, mais aussi au même lecteur à diverses époques de sa vie. C'est pour ces quelques raisons parmi toutes celles que vous allez découvrir qu'ELSA réunit les conditions d'un Entraînement à une Lecture Savante qui en font un logiciel particulièrement adapté à la nécessité d'élever rapidement et durablement le niveau de la lecture.



LES DEUX BIBLIOTHEQUES ELSA

ELSA comprend deux bibliothèques, l'une "jeunesse" (305 textes) et l'autre "adulte" (155 textes) toutes deux intégrées dans le même logiciel, ce qui permet d'élargir son utilisation au sein d'un même établissement. Choisir les textes des bibliothèques n'a pas été facile. Des enseignants et des bibliothécaires en ont d'abord sélectionné qui leur semblaient intéressants puis des membres de l'AFL ont ensuite achevé la sélection. Il a fallu tenir compte des thèmes, des maisons d'édition, des collections, des auteurs : nous voulions la plus grande diversité. Malgré cela, il manque des livres, des auteurs et des éditeurs intéressants mais il a bien fallu faire un choix. Il a fallu tenir compte aussi de la richesse de l'écriture et de l'équilibre entre fictions, documentaires et presse. Tous ces textes et les questions qui les accompagnent ont pour objectifs d'aider le lecteur dans sa manière de lire et de le faire progresser dans une compréhension que nous appelons "savante". Savant ne veut pas dire exceptionnel, réservé à quelques-uns. Est savant celui qui a des savoirs, des habiletés, des connaissances approfondies dans un domaine. Pour nous, le lecteur le plus savant n'est pas celui qui a lu le plus de livres ou qui lit plus vite que les autres ou qui peut déchiffrer des mots très longs, très difficiles à prononcer, très rares. Non ! Un lecteur savant comprend ce qui est dit dans le texte; mais aussi ce qui n'est pas dit : ce qui est suggéré. C'est aussi quelqu'un qu'intéresse la façon dont sont racontées les histoires, leur fabrication, leur écriture.

À chaque nouvelle lecture, le lecteur fait de nouvelles découvertes mais aussi compare les nouvelles informations avec celles qu'il possède déjà, compare la manière de présenter les choses, manière toujours différente selon chaque auteur. Un lecteur n'arrête pas de faire jouer ses souvenirs de lecture : sujets traités, originalité de l'écriture, effets spéciaux de chaque texte. Il se fabrique chaque fois de nouveaux souvenirs.
Comprendre un texte, c'est ouvrir des portes. Les textes d'ELSA ont été choisis parce qu'on peut y entrer par plusieurs endroits, les questions aident à repérer ces endroits : ce qui est dit clairement, ce qui n'est pas dit mais qu'on petit deviner, intentions avouées mais aussi intentions cachées. Parce que les mots n'ont pas le même sens pour tout le monde, chaque lecteur se sert de ses savoirs, de sa sensibilité, de ses anciennes lectures. Trois clés qu'ElSA aide à se fabriquer. Mais aussi ces textes possèdent, ce que nous appelons une écriture : une manière de présenter les choses, de choisir les mots, de dire mais aussi de taire certains événements, de toucher le lecteur, de le troubler, de le surprendre, le questionner, l'amuser...


La Bibliothèque "jeunesse" :
pour les élèves (début du CM1 jusqu'à la fin du collège)
5 séries sur 7 comportent des textes plus ou moins longs (entre 500 et 800 mots). Ces textes viennent surtout de livres dits "pour la jeunesse" qu'on peut retrouver dans les bibliothèques ou les librairies spécialisées).
Les textes de la bibliothèque "jeunesse" ont été intégralement renouvelés (Prévert, Dahl, Smadja, Solotareff, Ungerer…). C'est finalement 305 textes qui ont été retenus, de la presse, de la fiction et des documentaires des plus récents aux plus classiques. Ces ouvrages sont par ailleurs présentés, référencés et mis en réseau entre eux afin de jeter les bases d'une réelle culture de l'écrit prenant appui sur l'actualité de la littérature de jeunesse. ELSA est ainsi au cœur de la BCD et du CDI. On sait, à travers les catégories que recense la DEP (Direction des Etudes et Prospectives du Ministère de l'Education) lors des évaluations nationales, que seulement 20 % des élèves de 6e possèdent des compétences dites remarquables: ils sont capables de travailler sur l'implicite du texte, d'apprécier les intentions de l'auteur et de replacer le texte dans le réseau d'autres œuvres qui lui font écho.
On considère que 30 % des élèves disposent de compétences approfondies parce qu'ils ont accès simplement à l'explicite du texte: ils comprennent bien de quoi il parle, comment il en parle mais pas vraiment pourquoi.
Enfin 30 % ne possèdent que les compétences de base: ils ont accès aux éléments constitutifs du texte, les mots et, à travers eux, les personnages, les lieux, les actions, ou a fortiori, une intention. Ils pourront dire si le petit chaperon est rouge, pour peu que cette information soit dans le texte, ou s'il faisait beau cet été-là.
Il reste 20 % d'élèves auxquels les évaluations nationales ne reconnaissent aucune compétence.
Faut-il pour ces 20% d'élèves jugés incompétents et pour ces 60% qu'on dit insuffisants, tout recommencer depuis le début: la base, l'approfondissement, la maîtrise? ELSA fait le pari qu'il faut tout de suite entraîner les compétences remarquables. Sans quoi on ne saurait parler de lecture.
Ce sont donc ces compétences qui constituent la base, le camp de base de toute pédagogie de la lecture, non comme une perspective mais comme le territoire dont le moindre parcours commence, continue et s'achève sur l'exercice de l'essentiel. C'est en tout cas l'hypothèse en forme de pari sur l'intelligence que nous faisons, impliqués que nous sommes depuis longtemps dans des recherches à l'INRP sur l'apprentissage en maternelle, à l'élémentaire et au collège d'un rapport à l'écrit qui en permette dès l'abord l'usage le plus "savant".
L'expérience que nous avons acquise avec ELMO nous a convaincus de la difficulté de conduire une politique de lecture à l'échelle du groupe-classe.

C'est pourquoi nous avons porté notre attention dans ELSA sur deux aspects:
- du côté de la théorisation, nous avons inclus, dans la majorité des séries, sous forme d'historique, la possibilité de revenir au déroulement de l'exercice pour le dernier passage effectué. L'élève a ainsi accès à une sorte de correction et l'enseignant peut travailler avec lui sur l'explicitation des raisons qui lui ont fait proposer ses réponses.
- du côté des aides, nous avons voulu que le logiciel puisse donner les moyens de réussir les exercices. Ce qui est alors compté, ce n'est pas le nombre d'échecs mais le nombre d'aides utilisées pour réussir.


La Bibliothèque "adulte" :

Il ne s'agit pas à proprement parler d'une version adulte. Plutôt que de voir coexister, parfois sur la même machine, deux logiciels avec des bibliothèques différentes, nous avons décidé de ne faire qu'une seule version d'ELSA incluant les deux bibliothèques. Elle permettra à quiconque de s'entraîner quel que soit son âge. Une école ou un collège, équipé d'ELSA pourra donc offrir un entraînement à ses élèves mais aussi aux adultes fréquentant l'établissement, parents, personnels administratifs, professeurs… ELSA s'adapte donc dorénavant à l'âge de qui s'entraîne. On sait qu'il accorde déjà une grande attention aux capacités de l'utilisateur en proposant un entraînement très personnalisé. Cependant, ELSA ne saurait être recommandé pour des formations d'adultes analphabètes ou en grande difficulté. Comme précédemment avec la bibliothèque jeunesse, ELSA demande un minimum d'habileté pour apporter aides et progrès. Les adultes réellement en difficulté devront travailler avec ELMO International. Attention donc à la confusion des genres... ELSA (logiciel d'Entraînement à la Lecture Savante) propose d'améliorer un savoir-lire déjà acquis. Rappelons à cet effet les propos de J.C. Passeron : " Il est temps de ne plus se contenter de mesurer les progrès de l'acquisition du code écrit au simple taux de régression de l'analphabétisme : la longue marche à l'alphabétisation, qui est bien sûr le grand apport des 150 dernières années, fait éclater aujourd'hui dans son évidence que savoir déchiffrer est une maîtrise du code écrit qui ne permet absolument pas la lecture fréquente, intensive et réitérée de livres longs. Bref, on mesure, à travers les vitesses de lecture, les divers seuils de cet accès à une lecture flexible qui est une condition sine qua non d'une utilisation réelle de l'écrit. C'est une illusion d'optique énorme que de penser que, désormais, tous les gens savent lire et qu'ils n'ont plus qu'à lire ; ou alors, c'est qu'ils y mettent de la mauvaise volonté, que nous nous y prenons mal, que nos livres sont mal illustrés ou qu'on n'a pas fait autour la propagande nécessaire. Car ce qu'on entend par lecture dans ce deuxième sens, qui va de la lecture cultivée au sens littéraire à la lecture savante, elle aussi assortie de nombreuses exigences de lectures multiples, ne peut pas être techniquement abordée à ce niveau rudimentaire de maîtrise du code écrit. " Le travail le plus important a consisté, une fois encore, pour le groupe chargé de cette tâche, à réunir des textes " pour adultes " les plus pertinents, dont le nombre dans chacune des séries B, D, E, F et T a été ramené de 61 à 31. Au total, 155 textes très divers, d'une longueur moyenne de 500 mots (de 170 mots pour le plus court à 1 770 pour le plus long), globalement " exigeants ", de 197 auteurs différents, célèbres et moins connus. On ne compte que 15 auteurs ayant 2 textes, et qu'un seul en ayant 3.
- la nouvelle série T

Si la bibliothèque est entièrement nouvelle, la plupart des séries d'exercices, à quelques détails mineurs près, n'ont pas été modifiées. Une seule, la série T, a nécessité une refonte complète. C'est elle qui permet d'évaluer la vitesse et la compréhension (l'efficacité de la lecture) et c'est celle, rappelons-le, qui se rapproche le plus d'une situation véritable de lecture. A ce titre, la manière de formuler les questions devait s'adapter à un public adulte. C'est donc 155 textes complexes et exigeants qui ont été retenus :
- 30% de textes de presse (quotidiens et magazines)
- 40% de textes littéraires (Carpentier, Frison Roche, Le Clézio, Sinclair, Stendhal, Vincenot, Winckler…)
- 30% de documentaires (essais, documents, thèses, pamphlets…) Ces ouvrages sont également présentés, référencés et mis en réseau entre eux toujours dans l'intention de jeter les bases d'une réelle culture de l'écrit. Tout comme dans ELSA "jeunesse", le lecteur garde ici la possibilité de conserver la mémoire de sa progression.
Le logiciel garde donc le même esprit que celui destiné à la "jeunesse" : accéder aux intentions de l'auteur, à ses processus d'écriture, faire des articulations entre un nouveau et d'autres textes déjà connus, reconnaître un thème, une manière de la traiter et d'y être sensible…
Cela a toujours été un des points forts d'ELSA. Avec le même outil et dans un même lieu, on ouvre ainsi l'éventail des âges, des compétences et des manières de lire pour ceux et celles qui veulent se perfectionner.

ELSA "adulte" a été conçu pour :
- le lycée
- l'université et les grandes écoles
- les organismes de formation d'adultes et les comités d'entreprise
- la formation continue

mais ELSA "adulte" s'utilise aussi :
- en bibliothèque
- en maison de quartier
- en famille…



LISTE DES TEXTES DES DEUX BIBLIOTHEQUES

Bibliothèque Jeunesse
Textes de la Série B
Textes de la Série D
Textes de la Série E
Textes de la Série F
Textes de la Série T

Bibliothèque Adulte
Textes de la Série B
Textes de la Série D
Textes de la Série E
Textes de la Série F
Textes de la Série T
 




LES ARTICLES PUBLIES SUR ELSA

Articles parus sur ELSA dans les Actes de Lecture :
L'identification des formes écrites (Actes de Lecture n°52, décembre 95, p.86)
La vitesse produit de la compréhension La compréhension produit de la vitesse (Actes de Lecture n°52, décembre 95, p.91)
L'anticipation (Actes de Lecture n°52, décembre 95, p.93)
La lecture partielle sélective et de recherche (Actes de Lecture n°52, décembre 95, p.89)
Largeur de l'empan et sûreté des fixations (Actes de Lecture n°52, décembre 95, p.88)
ELMO, la classe ! (Actes de lecture n°52, p.80)
Attention, ELSA ! (Actes de Lecture n°55, juin 96, p.67)
Une nouvelle bibliothèque (Actes de Lecture n°55, juin 96, p.73)
Difficile ELSA ? (Actes de Lecture n°55, juin 96, p.78)
Qu'en pensez-vous ? (Actes de Lecture n°55, juin 96, p.69)
La bibliothèque d'ELSA …le nouvel ELMO (Actes de Lecture n°55, juin 96, p.58)
Sondage (Actes de Lecture n°55, juin 96, p.82)
Les mots et les phrases d'ELSA (Actes de Lecture n°58, juin 97, p.34)
ELSA (Actes de Lecture n°66, juin 99, p.55)
ELSA Entraînement à la Lecture Savante ou Entraînement à la Lecture Sans Accompagnement ? (Actes de Lecture n°66, juin 99, p.60)
Mieux définir comment LES NOUVELLES TECHNOLOGIES peuvent être mises au service de la lecture et des langages (Actes de Lecture n°67, sept 99, p.98)
Soutien-lecture en sixième (Actes de Lecture n°68, décembre 99, p.20)
ELSA AU COLLEGE (Actes de Lecture n°70, juin 2000, p30)
ELSA EN NOUVELLE CALEDONIE (Actes de Lecture n°70, juin 2000, p.26)
ELSA au lycée technique (Actes de Lecture n°70, juin 2000, p.27)

 



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ELSA famille : Entraînement à la Lecture SAvante (version familiale)

Un logiciel de perfectionnement des compétences de lecture entièrement adapté d'ELSA pour toute la famille.

- 7 séries d'exercices portant sur des compétences de lecture différentes
- une gestion individualisée et une aide personnalisée pour chacun
- une véritable culture de l'écrit avec deux bibliothèques "jeunesse" et "adulte"

pour les enfants, niveau CM1 jusque fin collège
pour les parents et tous les autres membres de la famille qui souhaitent élever rapidement et durablement leur niveau de lecture

caractéristiques techniques :
- à partir de Windows 95
- mémoire vive min. : 16 MO
- version complète téléchargeable sur notre site
comprenant une version d'essai limitée à un plan (c'est-à-dire un seul passage avec une fois chacun des 7 exercices disponibles dans le logiciel).

Présentation du logiciel : spécificités

Les différentes fonctions du logiciel

Les 7 séries d'exercices d'ELSA Famille

Les 2 bibliothèques : "jeunesse" et "adulte"

Liste des textes des deux bibliothèques

Au fait, qu'appelle-t-on Lecture savante ?
 




PRESENTATION DU LOGICIEL : SPECIFICITES

Voici un outil d'entraînement à la lecture qui va pouvoir aider vos enfants. Mais comme la lecture concerne tout le monde, vous aussi allez pouvoir utiliser ELSA famille notamment à travers sa bibliothèque "adulte". Qui n'a jamais éprouvé un jour des difficultés à suivre un film sous-titré, à trouver rapidement les informations essentielles d'un journal, à maîtriser le volume des lectures professionnelles, à continuer un ouvrage épais ? Ce logiciel vous permet non seulement d'augmenter votre vitesse de lecture mais aussi votre compréhension des textes. Et oui, si vous oubliez facilement ce que vous venez de lire, c'est tout simplement parce que votre compréhension n'était pas suffisante.
ELSA famille c'est aussi l'occasion de partager vos connaissances en famille. Vos enfants risquent d'être plus rapidement à l'aise avec l'outil informatique que vous, qu'à cela ne tienne, ils seront ravis de vous montrer comment faire. Vous, parents, maîtrisez mieux les textes, exercices et démarches, vous pourrez à votre tour aider facilement vos enfants dans la manipulation et l'organisation du logiciel, dans la reconnaissance des consignes… L'entraînement est le cœur du logiciel ELSA famille.
Tout comme dans ELSA, cet entraînement est individualisé et chaque exercice est "calibré" en fonction de deux paramètres : les performances générales de l'inscrit, évaluées au moyen de la série T, et chacune des six autres séries faisant travailler l'inscrit sur un aspect isolé de la lecture.
Mais pour avoir des résultats, il faut s'entraîner :
- 2 fois par semaine
- 30 minutes par séance (en moyenne deux exercices)
- et en passage individuel

ELSA famille n'est pas un outil d'apprentissage de la lecture. Il s'adresse à des enfants et des adultes qui savent déjà lire.
A partir de textes différents, enfants et adultes pourront confronter ainsi leur manière de lire en échangeant autour d'exercices de même nature. Créé par des chercheurs, ELSA famille s'appuie sur une solide expérimentation en milieux enseignant, formateur et familial.





LES DIFFERENTES FONCTIONS DU LOGICIEL
ELSA comporte 3 grandes fonctions :
- une fonction Gestion
- une fonction Aide
- une fonction Exercices


La fonction Gestion :
Elle permet d'inscrire les individus, de consulter leurs résultats, de les transférer ou de supprimer leur inscription.

La fonction Aide :

C'est un outil précieux à la fois pour utiliser le logiciel et pour avoir accès à ses présupposés théoriques. Elle permet d'accéder à des informations sur chacune des séries. Par ailleurs, au moment des résultats à l'issue des exercices, une aide locale est disponible.

La fonction Exercices :

Par commodité, la fonction Exercices est éclatée en trois boutons (Entraînement, Exercice au choix et Historique) qui apparaissent en permanence.
- le bouton Entraînement permet à l'individu de poursuivre son travail dès lors qu'il est inscrit. Il est pris automatiquement en charge par le logiciel, selon ses résultats et dans un ordre précis : les exercices deviennent plus complexes au fur et à mesure que les résultats s'améliorent.
- le bouton Exercice au choix propose à l'inscrit de refaire un exercice de l'entraînement autant de fois qu'il le souhaite (parce qu'il l'a trouvé difficile ou…plaisant). Ce menu ne donne accès qu'aux exercices déjà effectués.
- le bouton Historique offre la possibilité de revoir le dernier exercice fait dans 5 séries d'entraînement : A, B, D, E, F. Cette situation peut se vivre collectivement pour confronter les stratégies qui ont conduit à la réussite ou à l'échec. Les différents membres de la famille peuvent ainsi avoir ensemble des moments réguliers de réflexion sur la lecture. Pour être efficace, une séance ne doit pas dépasser 30 minutes. L'entraînement doit être régulier, au moins 30 minutes deux fois par semaine.





LES SEPT SERIES D'EXERCICES DU LOGICIEL

ELSA famille, tout comme ELSA, fait travailler le lecteur sur 7 comportements constitutifs de la lecture mais il bénéficie :
- des avancées scientifiques liées aux recherches sur la lecture
- des avancées pédagogiques liées à l'expérimentation des logiciels de lecture
- des avancées technologiques liées aux ordinateurs, aux langages et aux systèmes d'exploitation.

ELSA famille s'intègre dans une action plus globale de rencontre avec l'écrit et en accroît la nécessité. En effet, notamment pour les conduites intellectuelles complexes on sait bien qu'aucun entraînement ne provoque des progrès de manière mécanique. On doit alors faire l'hypothèse que les exercices ne peuvent développer des réelles compétences qu'au prix d'une prise de conscience (quand on commente les résultats), et d'un réinvestissement (quand on découvre de nouveaux textes). ELSA famille fait donc travailler le lecteur sur sept capacités différentes qui constituent l'activité de lecture.
A chacune de ces capacités correspond une série d'exercices.

Ces sept exercices s'enchaînent toujours dans le même ordre, chaque ensemble d'exercices étant appelé "Plan" et étant constitué de la séquence suivante :
Série T - série A - série D - série E - série B - série C - série F.
Trois de ces séries travaillent sur des unités inférieures à la phrase tandis que les quatre autres travaillent au niveau de la phrase ou du texte.

Les trois séries travaillant sur les mots ou groupes de mots portent :
- sur l'élargissement et la vitesse de l'empan de lecture (et non de l'empan visuel ),
- sur le fonctionnement et l'enchaînement des empans dans la lecture d'un texte,
- sur les conduites de différenciation de formes proches (mots et groupes de mots).

Les quatre séries travaillant au-delà de la phrase portent :
- sur les capacités d'anticipation des mots (closure),
- sur l'organisation progressive d'une représentation mentale du texte grâce à des recherches sélectives d'information,
- sur l'organisation progressive d'une représentation mentale du texte grâce à des consultations sélectives du matériau linguistique,
- sur le développement d'une lecture efficace qui trouve le meilleur équilibre entre le temps de consultation et la compréhension.

Plus précisément :

- la série T sert à :
- repérer où en est chaque inscrit et adapter l'entraînement à son niveau,
- mesurer les progrès de chaque inscrit au bout des six séries d'exercices et ajuster un nouveau programme de travail.
La série T est à la fois un bilan et un élan, une évaluation et une orientation. Cet exercice est celui qui se rapproche le plus de la lecture, activité complexe dans laquelle on distingue des éléments sans parvenir à les séparer.

Comment mesurer le niveau de lecture ?
Deux éléments sont pris en compte : la vitesse et la compréhension

* la vitesse : c'est un mot qui ne nous satisfait pas vraiment car il peut laisser sous-entendre qu'il faut tout faire vite, de plus en plus vite et plus vite que les autres. Ce serait plutôt de célérité ou de flexibilité qu'il s'agirait dans ce que ces termes évoque d'aisance des déplacements dans le texte (sauts de paragraphes, retours en arrière…), de souplesse d'associations d'éléments (de la conclusion à l'introduction…), de facilité de relier cette lecture à des expériences diverses, réelles ou imaginaires. Bien faire tout cela, c'est dire qu'un bon lecteur maîtrise les questions techniques et sait ainsi décider du régime de ses lectures.

* La compréhension : l'évaluation de la vitesse de lecture n'est en réalité rien d'autre que mesurer le temps des opérations nécessaires pour comprendre. Pour savoir si un lecteur comprenait un texte, on s'est long-temps contenté de poser des questions sur ce que " disait " ce texte. Exemple : " le renard s'appelle Goupil ? " [Vrai - Faux - L'histoire ne le dit pas]. Ce type de question mesure tout au plus les compétences de base : le lecteur a bien mémorisé les détails du texte et sa lecture n'a pas été dénuée d'attention.
Aujourd'hui, on admet plus volontiers que comprendre un texte, c'est avoir accès aux intentions de l'auteur, à ses procédés d'écriture, c'est articuler ce texte avec d'autres textes déjà connus, reconnaître un thème, une manière de le traiter et y être sensible…
Quelle évaluation rendra compte de cette richesse ? C'est avec tout cet arrière-plan que la série T a été conçue.

- la Série A
aide à élargir l'empan de lecture. Sur une ligne de texte, nos yeux font plusieurs arrêts au cours desquels ils prélèvent de l'information. Un arrêt est appelé une fixation et la quantité d'écrit qui est vue en une fois par les yeux lorsqu'ils sont immobiles est appelée un empan. Mauvais lecteurs ou simples déchiffreurs utilisent, on le sait, des empans très courts : 3 ou 4 signes à la fois, des syllabes, des petits mots, des fragments d'écrits qui font de la lecture une activité besogneuse et synthétique. Difficile ! Les bons lecteurs, eux, traitent des unités plus larges même si leurs capacités visuelles ne les autorisent pas à voir nettement plus de 3 ou 4 signes à la fois. Habilement, ils utilisent en fait "ce qui déborde" de la zone nette.
Personne n'a le pouvoir d'agir sur l'empan de vision qui est déterminé par des contraintes physiologiques. On peut, en revanche, s'entraîner utilement à élargir l'empan de lecture.

- la Série D
entraîne deux compétences :
* la localisation d'informations : cette série oblige à une lecture partielle du texte : pour le consulter puis répondre aux questions qui lui sont posées, le lecteur dispose d'un temps de présentation du texte qui est beaucoup plus court que le temps de lecture intégrale. Pour chaque question, il est donc amené à développer une lecture sélective (choisir les passages du texte qu'il lira ou ne lira pas) et/ou une lecture de recherche (parcourir rapidement le texte à la recherche des indices induits par la question).
* le fonctionnement de ce texte : cette lecture partielle, à la fois, ne peut s'exercer que sur un écrit dont on connaît bien la structure et les articulations et contribue à construire cette représentation mentale. La série D est organisée pour atteindre ce but : à chaque fois qu'il entre dans le texte et qu'il en sort le lecteur passe par une silhouette du texte (une vue d'ensemble réduite du texte). Il doit attribuer un titre et un mot-clé à chaque partie du texte qu'il a visitée. Il est ainsi amené à prendre du recul, par rapport aux mots, à considérer le texte comme un tout. Cette construction progressive d'une organisation géographique du texte (comme si le lecteur se dessinait mentalement une carte du texte) à travers l'exercice d'investigations locales est l'objectif précis de cette série.

- la série E
fait travailler sur l'anticipation de mots à l'intérieur d'un texte.
Les informations qui vont constituer l'horizon d'attente d'un mot appartiennent aussi bien à la compréhension globale du texte lu jusqu'ici qu'aux contraintes liées à son environnement immédiat.

- la Série B
entraîne à élargir l'empan de lecture dans une situation proche de la lecture réelle d'un texte (il y a au moins trois fixations par ligne).

- la Série C
entraîne à bien faire la différence entre des mots qui se ressemblent soit par la forme, soit par le sens.

- l'objectif de la série F
est, comme pour la série D, de construire une représentation mentale du fonctionnement d'un texte. Mais, cette fois, en prenant appui spécifiquement sur les éléments significatifs de son lexique. Pour y parvenir, le lecteur doit faire le plus économiquement possible des hypothèses sur la globalité d'un texte à partir d'une sélection de mots qui restent positionnés sur une trame du texte. Presque toutes les séries questionnent les textes dans ce qu'ils disent, dans la manière qu'ils ont de le dire et dans ce qu'ils disent sans le dire. C'est pourquoi nos choix ont privilégié des extraits qui supportent cette multiplicité d'entrées tout en s'adressant plus particulièrement à la famille par les thèmes abordés. Ce qui nous a orientés vers des textes complexes qui peuvent "parler" diversement à plusieurs lecteurs, mais aussi au même lecteur à diverses époques de sa vie. C'est pour ces quelques raisons parmi toutes celles que vous allez découvrir qu'ELSA famille réunit les conditions d'un Entraînement à une Lecture Savante qui en font un logiciel particulièrement adapté à la nécessité d'élever rapidement et durablement le niveau de la lecture.



LES DEUX BIBLIOTHEQUES : "JEUNESSE" ET "ADULTE"

ELSA famille comprend deux bibliothèques, l'une "jeunesse" et l'autre "adulte", chacune comportant environ 80 textes.
Choisir les textes des bibliothèques n'a pas été facile. Un groupe d'enseignants chercheurs s'est activement penché sur la question. Il a fallu tenir compte des thèmes, des maisons d'édition, des collections, des auteurs : nous voulions la plus grande diversité. Malgré cela, il manque des livres, des auteurs et des éditeurs intéressants mais il a bien fallu faire un choix. Il a fallu tenir compte aussi de la richesse de l'écriture et de l'équilibre entre fictions, documentaires et presse.
Quand nous avons constitué la bibliothèque d'ELSA famille, nous avons bien sûr pensé aux exercices qui allaient permettre de s'entraîner mais également à la possibilité pour un jeune lecteur de démarrer une bibliothèque personnelle, soit en achetant quelques livres présentés ou en se les faisant offrir; soit en les empruntant à la Bibliothèque Municipale, à la BCD ou au CDI. Mais, comme on ne peut ni tout acheter ni garder indéfiniment les livres prêtés, nous avons toujours présenté les couvertures des livres, leurs références afin que les extraits soient associés à des ouvrages réels, bientôt, nous l'espérons, familiers. D'ailleurs, avec ELSA famille, chacun peut faire défiler les couvertures des livres un peu comme s'il furetait dans les rayons de sa bibliothèque.

La Bibliothèque "jeunesse" :
pour les enfants niveau CE2 jusque fin collège
Les 80 textes de la bibliothèque "jeunesse" sont répartis en trois catégories : 50 % de textes littéraires (Prévert, Dahl, Smadja, Solotareff, Ungerer,…), 22% de textes de presse (Okapi, Télérama junior, Actualquarto,…) et 28% de textes documentaires (Nature, Santé, Histoire, Sciences,…).
Ces textes sont par ailleurs présentés, référencés et mis en réseau entre eux afin de jeter les bases d'une réelle culture de l'écrit prenant appui sur l'actualité de la littérature de jeunesse. ELSA famille est ainsi au cœur de la BCD et du CDI. On sait, à travers les catégories que recense la DEP (Direction des Etudes et Prospectives du Ministère de l'Education) lors des évaluations nationales, que seulement 20 % des élèves de 6e possèdent des compétences dites remarquables: ils sont capables de travailler sur l'implicite du texte, d'apprécier les intentions de l'auteur et de replacer le texte dans le réseau d'autres œuvres qui lui font écho.
On considère que 30 % des élèves disposent de compétences approfondies parce qu'ils ont accès simplement à l'explicite du texte: ils comprennent bien de quoi il parle, comment il en parle mais pas vraiment pourquoi.
Enfin 30 % ne possèdent que les compétences de base: ils ont accès aux éléments constitutifs du texte, les mots et, à travers eux, les personnages, les lieux, les actions, ou a fortiori, une intention. Ils pourront dire si le petit chaperon est rouge, pour peu que cette information soit dans le texte, ou s'il faisait beau cet été-là.
Il reste 20 % d'élèves auxquels les évaluations nationales ne reconnaissent aucune compétence.
Faut-il pour ces 20% d'élèves jugés incompétents et pour ces 60% qu'on dit insuffisants, tout recommencer depuis le début: la base, l'approfondissement, la maîtrise? ELSA famille fait le pari qu'il faut tout de suite entraîner les compétences remarquables. Sans quoi on ne saurait parler de lecture.
C'est pourquoi nous avons porté notre attention dans ELSA famille sur deux aspects:
- du côté de la théorisation, nous avons inclus, dans la majorité des séries, sous forme d'historique, la possibilité de revenir au déroulement de l'exercice pour le dernier passage effectué. L'élève a ainsi accès à une sorte de correction et l'enseignant peut travailler avec lui sur l'explicitation des raisons qui lui ont fait proposer ses réponses.
- du côté des aides, nous avons voulu que le logiciel puisse donner les moyens de réussir les exercices. Ce qui est alors compté, ce n'est pas le nombre d'échecs mais le nombre d'aides utilisées pour réussir.

La Bibliothèque "adulte" :
pour tous les autres membres de la famille
La même diversité se retrouve dans la bibliothèque "adulte" avec 80 textes répartis en trois catégories : 37% de textes de presse (quotidiens et magazines), 37% de textes littéraires (Carpentier, Vincenot, Stendhal, Winckler,…) et 26% de textes documentaires (documents, essais, pamphlets, guides,…).
Le travail le plus important a consisté, une fois encore, pour le groupe chargé de cette tâche, à réunir des textes " pour adultes " les plus pertinents possibles.
Ces textes sont également présentés, référencés et mis en réseau entre eux toujours dans l'intention de jeter les bases d'une réelle culture de l'écrit.



LISTE DES TEXTES DES DEUX BIBLIOTHEQUES

Bibliothèque Jeunesse
Textes de la Série B
Textes de la Série D
Textes de la Série E
Textes de la Série F
Textes de la Série T

Bibliothèque Adulte
Textes de la Série B
Textes de la Série D
Textes de la Série E
Textes de la Série F
Textes de la Série T




AU FAIT QU'APPELLE-T-ON LECTURE SAVANTE ?

Tous ces textes et les questions qui les accompagnent ont pour objectifs d'aider le lecteur dans sa manière de lire et de le faire progresser dans une compréhension que nous appelons "savante". Savant ne veut pas dire exceptionnel, réservé à quelques-uns. Est savant celui qui a des savoirs, des habiletés, des connaissances approfondies dans un domaine. Pour nous, le lecteur le plus savant n'est pas celui qui a lu le plus de livres ou qui lit plus vite que les autres ou qui peut déchiffrer des mots très longs, très difficiles à prononcer, très rares. Non ! Un lecteur savant comprend ce qui est dit dans le texte; mais aussi ce qui n'est pas dit : ce qui est suggéré.
C'est aussi quelqu'un qu'intéresse la façon dont sont racontées les histoires, leur fabrication, leur écriture. À chaque nouvelle lecture, le lecteur fait de nouvelles découvertes mais aussi compare les nouvelles informations avec celles qu'il possède déjà, compare la manière de présenter les choses, manière toujours différente selon chaque auteur. Un lecteur n'arrête pas de faire jouer ses souvenirs de lecture : sujets traités, originalité de l'écriture, effets spéciaux de chaque texte. Il se fabrique chaque fois de nouveaux souvenirs.

Comprendre un texte, c'est ouvrir des portes. Les textes d'ELSA famille ont été choisis parce qu'on peut y entrer par plusieurs endroits, les questions aident à repérer ces endroits : ce qui est dit clairement, ce qui n'est pas dit mais qu'on petit deviner, intentions avouées mais aussi intentions cachées. Parce que les mots n'ont pas le même sens pour tout le monde, chaque lecteur se sert de ses savoirs, de sa sensibilité, de ses anciennes lectures. Trois clés qu'ElSA famille aide à se fabriquer. Mais aussi ces textes possèdent, ce que nous appelons une écriture : une manière de présenter les choses, de choisir les mots, de dire mais aussi de taire certains événements, de toucher le lecteur, de le troubler, de le surprendre, le questionner, l'amuser...
Le travail du lecteur consiste surtout à partir à la recherche, à travers le texte, de l'intention de l'auteur, à découvrir la manière dont celui-ci se représente son lecteur, à apprécier les moyens mis en œuvre dans l'écriture, à entrer dans le regard sur le monde ainsi proposé, mais aussi à porter un jugement sur les effets produits et la manière dont le texte s'insère dans l'ensemble des textes existants. Mais ne croyez surtout pas que cette lecture attentive, disons le mot, cette lecture savante soit réservée seule à la littérature. Il n'y a pas de texte qui n'ait pas le fonctionnement dont nous parlons, même le plus modeste, celui qui, apparemment, se présente comme le moins préoccupé d'écriture, documentaire, information brève ou article de presse. Il n'y a jamais d'innocence dans l'écriture car la nature du langage écrit et le mode de production des textes supposent que l'auteur, non seulement pense mais pense sur ce qu'il pense, sur ce qu'il éprouve ou sur ce qu'il ressent et sur ce que va en penser, éprouver et ressentir son lecteur. L'écriture met la pensée ou l'émotion à distance pour la prendre comme objet de travail. Il ne manque pas de mauvais auteurs, il n'y a pas d'auteur naïf. Il faut que le lecteur le sache et réponde au travail d'écriture par un travail de lecture ayant les mêmes exigences. Sinon l'écrit est un moyen de tromper, non de libérer. En cela, la part du lecteur est sans doute, en dernier recours, la plus importante. Cc qu'il comprend ne dépend que de lui-même, même si tout provient évidemment du texte.
Comme tous les métiers, ce dur métier de lire s'apprend en l'exerçant. Et là, vous êtes bien placés pour le faire puisque l'essentiel de vos activités tourne inévitablement autour de l'écrit. Votre situation qu'elle soit scolaire ou professionnelle, la vie courante même vous conduisent à recourir en permanence à la plus grande diversité de textes. Profiter de l'occasion pour développer en famille ce regard expert qui vous aide à rencontrer, au-delà de ce que le texte dit, ce qu'il veut dire et comment il s'y prend pour le dire. Le lecteur est celui qui s'intéresse à la manière dont l'étoffe est tissée. Toute lecture est lecture de l'écriture. Ce travail d'observation permanente de l'écrit concerne aussi bien la manière dont fonctionne un énoncé de problème ou la lettre des correspondants, un article de presse ou une collection romanesque, un documentaire ou un recueil de poèmes. C'est dire que l'atelier où trouve à s'exercer prioritairement ce métier est la BCD, au CDI ou encore à la bibliothèque municipale qui sont moins des lieux où des textes sont réunis qu'un chantier où on apprend à les utiliser, à les observer, à les comparer, à découvrir, à travers leur fonctionnement, quelle est leur fonction, quelles visions du monde ils tentent d'imposer et quelles autres ils rejettent, quel rôle social ils jouent à notre insu tant que nous restons incapables d'en faire une lecture entre les lignes...

Mais ce métier s'apprend également en s'exerçant, c'est-à-dire à travers des exercices et c'est bien là la qualité du logiciel que vous utilisez. Aussi reviendrons-nous, pour terminer, sur la manière dont ELSA famille vous aide à rencontrer les textes. S'il est vrai qu'un texte forme une unité à laquelle contribue chaque partie, il existe une sorte de relation dans les deux sens : chaque partie donne accès à l'ensemble et l'ensemble éclaire le rôle de chaque partie. Il est donc nécessaire d'entrer dans un texte à la fois par son organisation (Quel genre de texte ? De quoi parle-t-il ? etc.) et par ses éléments. C'est pourquoi un regard d'ensemble sur le texte dans son fonctionnement général est souvent un moyen très efficace d'aborder une lecture plus méthodique et plus linéaire.
Deux séries d'exercices vous permettent ainsi d'entrer dans ce fonctionnement, une première (série D) en s'intéressant aux informations et aux faits qu'il contient, une seconde (série F) en ayant accès aux particularités et à la répartition de son vocabulaire. En fait, ce qui est recherché ici, c'est la variété de ses relectures possibles. Enfin, dans la série T, nous vous proposons de vous confronter à la lecture savante d'un texte en appréciant son fonctionnement, en discernant l'intention de son auteur, en décelant, derrière l'histoire qu'il prend prétexte à raconter, à quel problème il s'est attaqué, en jugeant de son habileté de tisserand et en replaçant enfin ce texte parmi tous les autres auxquels, à sa manière, il fait écho.

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