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ELSA
ELSA
famille
_____________
ELSA : Entraînement
à la Lecture SAvante
(version professionnelle) 1996
Un
logiciel de perfectionnement des compétences de lecture
particulièrement adapté à la
nécessité d'élever rapidement et
durablement le
niveau de la lecture.
- 7 séries d'exercices portant sur des
compétences de lecture différentes
- une gestion individualisée et une aide
personnalisée
- une véritable culture de l'écrit avec deux
bibliothèques "jeunesse" et "adulte"
pour les élèves depuis
la fin du CE2 jusqu'à la fin du collège
pour les adultes,
du lycée à l'entreprise, en passant par les
organismes de formation d'adultes, etc.
caractéristiques
techniques :
- à partir de Windows 95 / pentium
1
- mémoire vive min. : 16 MO
- version cédérom, ou
téléchargeable
sur notre site, monoposte ou réseau
- nombre d'inscrits illimité
*
La présentation incluse comprend de nombreuses rubriques qui
vont vous aider à vous familiariser avec le logiciel ELSA :
ELSA :
des résultats
l'organisation du logiciel
les bibliothèques
les séries d'exercices avec des animations à
visualiser
quelques outils de travail sur ELSA :
- les questions récurrentes sur l'entraînement,
- un document écrit de suivi personnel,
- une grille d'évaluation pour schématiser
l'évolution de la série T,
- un schéma théorique possible d'une action
lecture en
séance de 30 min 2 à 3 fois par semaine,
- les séries expliquées une par une aux enfants,
- comment mettre en place ELSA dans un établissement ?,
- quelques fiches de présentation ELSA, etc.
PRESENTATION DU
LOGICIEL
ELSA, comme ELMO, fait travailler le lecteur sur 7
comportements constitutifs de la lecture mais il
bénéficie :
- des avancées scientifiques liées aux recherches
sur la lecture
- des avancées pédagogiques liées
à l'expérimentation des logiciels de lecture
- des avancées technologiques liées aux
ordinateurs, aux
langages et aux systèmes d'exploitation. ELSA
s'intègre
dans une action plus globale de rencontre avec l'écrit et en
accroît la nécessité. En effet,
notamment pour les
conduites intellectuelles complexes on sait bien qu'aucun
entraînement ne provoque des progrès de
manière
mécanique. On doit alors faire l'hypothèse que
les
exercices ne peuvent développer des réelles
compétences qu'au prix d'une prise de conscience (quand on
commente les résultats), et d'un réinvestissement
(quand
on découvre de nouveaux textes). ELSA
accompagne le lecteur dans sa progression en fonction de ses
résultats.
Individualisation du travail sur une longue durée, au moins
une
quarantaine d'heures, ce qui à raison de 25 à 30
minutes
par séance et 2 à 3 séances par
semaine couvre
presque l'année.
LES DIFFERENTES FONCTIONS DU
LOGICIEL
ELSA comporte 3 grandes fonctions :
- une fonction Gestion
- une fonction Aide
- une fonction Exercices
La fonction Gestion :
Elle permet d'inscrire les individus, de consulter leurs
résultats, de les transférer ou de supprimer leur
inscription.
La fonction Aide :
C'est un outil précieux à la fois pour utiliser
le
logiciel et pour avoir accès à ses
présupposés théoriques. Elle permet
d'accéder à des informations sur chacune des
séries. Par ailleurs, au moment des résultats
à
l'issue des exercices, une aide locale est disponible.
La fonction Exercices :
Par commodité, la fonction Exercices est
éclatée
en trois boutons (Entraînement, Exercice au choix et
Historique)
qui apparaissent en permanence.
- le bouton Entraînement
permet
à l'individu de poursuivre son travail dès lors
qu'il est
inscrit. Il est pris automatiquement en charge par le logiciel, selon
ses résultats et dans un ordre précis : les
exercices
deviennent plus complexes au fur et à mesure que les
résultats s'améliorent.
- le bouton Exercice au choix propose
de refaire un exercice de l'entraînement autant de fois qu'on
le
souhaite (parce qu'on l'a trouvé difficile
ou…plaisant).
Ce menu ne donne accès qu'aux exercices
déjà
effectués.
- le bouton Historique
offre la
possibilité de revoir le dernier exercice fait dans 5
séries d'entraînement : A, B, D, E, F. Cette
situation
peut se vivre collectivement pour confronter les stratégies
qui
ont conduit à la réussite ou à
l'échec.
Plusieurs inscrits, ou un inscrit et son formateur, peuvent avoir ainsi
des moments réguliers de réflexion sur la
lecture.
LES SEPT SERIES D'EXERCICES D'ELSA
ELSA fait donc travailler le lecteur sur
sept
capacités différentes qui constituent
l'activité
de lecture. A chacune de ces capacités correspond une
série d'exercices.
Ces sept exercices s'enchaînent toujours dans le
même
ordre, chaque ensemble d'exercices étant appelé
"Plan" et
étant constitué de la séquence
suivante :
Série T - série A - série D -
série E - série B - série C -
série F.
Trois de ces séries travaillent sur des unités
inférieures à la phrase tandis que les quatre
autres
travaillent au niveau de la phrase ou du texte.
- Les trois séries travaillant sur les mots
ou groupes de mots portent :
. sur l'élargissement et la vitesse de l'empan de lecture
(et non de l'empan visuel ),
. sur le fonctionnement et l'enchaînement des empans dans la
lecture d'un texte,
. sur les conduites de différenciation de formes proches
(mots et groupes de mots).
- Les quatre séries travaillant
au-delà de la phrase portent :
. sur les capacités d'anticipation des mots (closure),
. sur l'organisation progressive d'une représentation
mentale du
texte grâce à des recherches sélectives
d'information,
. sur l'organisation progressive d'une représentation
mentale du
texte grâce à des consultations
sélectives du
matériau linguistique,
. sur le développement d'une lecture efficace qui trouve le
meilleur équilibre entre le temps de consultation et la
compréhension.
- Plus précisément :
- la série T sert à :
. repérer où en est chaque inscrit et adapter
l'entraînement à son niveau,
. mesurer les progrès de chacun des inscrits au bout des six
séries d'exercices et ajuster un nouveau programme de
travail.
La série T est à la fois un bilan et un
élan, une
évaluation et une orientation. Cet exercice est celui qui se
rapproche le plus de la lecture, activité complexe dans
laquelle
on distingue des éléments sans parvenir
à les
séparer.
Comment mesurer le niveau de lecture ?
Deux éléments sont pris en
compte : la vitesse et la compréhension
* la vitesse :
c'est un mot qui ne nous
satisfait pas vraiment car il peut laisser sous-entendre qu'il faut
tout faire vite, de plus en plus vite et plus vite que les autres. Ce
serait plutôt de célérité ou
de
flexibilité qu'il s'agirait dans ce que ces termes
évoque
d'aisance des déplacements dans le texte (sauts de
paragraphes,
retours en arrière…), de souplesse d'associations
d'éléments (de la conclusion à
l'introduction…), de facilité de relier cette
lecture
à des expériences diverses, réelles ou
imaginaires. Bien faire tout cela, c'est dire qu'un bon lecteur
maîtrise les questions techniques et sait ainsi
décider du
régime de ses lectures.
* La compréhension :
l'évaluation de la vitesse de lecture n'est en
réalité rien d'autre que mesurer le temps des
opérations nécessaires pour comprendre. Pour
savoir si un
lecteur comprenait un texte, on s'est long-temps contenté de
poser des questions sur ce que " disait " ce texte. Exemple : " le
renard s'appelle Goupil ? " [Vrai - Faux - L'histoire ne le dit pas].
Ce type de question mesure tout au plus les compétences de
base
: le lecteur a bien mémorisé les
détails du texte
et sa lecture n'a pas été
dénuée
d'attention.
Aujourd'hui, on admet plus volontiers que comprendre un texte, c'est
avoir accès aux intentions de l'auteur, à ses
procédés d'écriture, c'est articuler
ce texte avec
d'autres textes déjà connus,
reconnaître un
thème, une manière de le traiter et y
être
sensible…
Quelle évaluation rendra compte de cette richesse ? C'est
avec
tout cet arrière-plan que la série T a
été
conçue.
- la Série A aide à
élargir l'empan
de lecture. Sur une ligne de texte, nos yeux font plusieurs
arrêts au cours desquels ils prélèvent
de
l'information. Un arrêt est appelé une fixation et
la
quantité d'écrit qui est vue en une fois par les
yeux
lorsqu'ils sont immobiles est appelée un empan. Mauvais
lecteurs
ou simples déchiffreurs utilisent, on le sait, des empans
très courts : 3 ou 4 signes à la fois, des
syllabes, des
petits mots, des fragments d'écrits qui font de la lecture
une
activité besogneuse et synthétique. Difficile !
Les bons
lecteurs, eux, traitent des unités plus larges
même si
leurs capacités visuelles ne les autorisent pas à
voir
nettement plus de 3 ou 4 signes à la fois. Habilement, ils
utilisent en fait "ce qui déborde" de la zone nette.
Personne n'a le pouvoir d'agir sur l'empan de vision qui est
déterminé par des contraintes physiologiques. On
peut, en
revanche, s'entraîner utilement à
élargir l'empan
de lecture.
- la Série D entraîne
deux compétences :
* la localisation d'informations : cette
série
oblige à une lecture partielle du texte : pour le consulter
puis
répondre aux questions qui lui sont posées, le
lecteur
dispose d'un temps de présentation du texte qui est beaucoup
plus court que le temps de lecture intégrale.
Pour chaque question, il est donc amené à
développer une lecture sélective (choisir les
passages du
texte qu'il lira ou ne lira pas) et/ou une lecture de recherche
(parcourir rapidement le texte à la recherche des indices
induits par la question).
* le fonctionnement de ce texte : cette
lecture partielle,
à la fois, ne peut s'exercer que sur un écrit
dont on
connaît bien la structure et les articulations et contribue
à construire cette représentation mentale. La
série D est organisée pour atteindre ce but :
à
chaque fois qu'il entre dans le texte et qu'il en sort le lecteur passe
par une silhouette du texte (une vue d'ensemble réduite du
texte). Il doit attribuer un titre et un mot-clé
à chaque
partie du texte qu'il a visitée. Il est ainsi
amené
à prendre du recul, par rapport aux mots, à
considérer le texte comme un tout. Cette construction
progressive d'une organisation géographique du texte (comme
si
le lecteur se dessinait mentalement une carte du texte) à
travers l'exercice d'investigations locales est l'objectif
précis de cette série.
- la série E fait travailler sur
l'anticipation de
mots à l'intérieur d'un texte. Les informations
qui vont
constituer l'horizon d'attente d'un mot appartiennent aussi bien
à la compréhension globale du texte lu jusqu'ici
qu'aux
contraintes liées à son environnement
immédiat.
- la Série B entraîne
à élargir
l'empan de lecture dans une situation proche de la lecture
réelle d'un texte (il y a au moins trois fixations par
ligne).
- la Série C entraîne
à bien faire la différence entre des mots qui se
ressemblent soit par la forme, soit par le sens.
- l'objectif de la série F est,
comme pour la
série D, de construire une représentation mentale
du
fonctionnement d'un texte. Mais, cette fois, en prenant appui
spécifiquement sur les éléments
significatifs de
son lexique. Pour y parvenir, le lecteur doit faire le plus
économiquement possible des hypothèses sur la
globalité d'un texte à partir d'une
sélection de
mots qui restent positionnés sur une trame du texte.
Presque
toutes les séries questionnent les textes dans ce qu'ils
disent,
dans la manière qu'ils ont de le dire et dans ce qu'ils
disent
sans le dire. C'est pourquoi nos choix ont
privilégié des
extraits qui supportent cette multiplicité
d'entrées, ce
qui nous a orientés vers des textes complexes qui peuvent
"parler" diversement à plusieurs lecteurs, mais aussi au
même lecteur à diverses époques de sa
vie. C'est
pour ces quelques raisons parmi toutes celles que vous allez
découvrir qu'ELSA réunit les conditions d'un
Entraînement à une Lecture Savante qui en font un
logiciel
particulièrement adapté à la
nécessité d'élever rapidement et
durablement le
niveau de la lecture.
LES DEUX BIBLIOTHEQUES ELSA
ELSA comprend deux bibliothèques,
l'une "jeunesse" (305 textes) et l'autre "adulte"
(155 textes)
toutes deux intégrées dans le même
logiciel, ce qui
permet d'élargir son utilisation au sein d'un même
établissement. Choisir les textes des
bibliothèques n'a
pas été facile. Des enseignants et des
bibliothécaires en ont d'abord
sélectionné qui
leur semblaient intéressants puis des membres de l'AFL ont
ensuite achevé la sélection. Il a fallu tenir
compte des
thèmes, des maisons d'édition, des collections,
des
auteurs : nous voulions la plus grande diversité.
Malgré
cela, il manque des livres, des auteurs et des éditeurs
intéressants mais il a bien fallu faire un choix. Il a fallu
tenir compte aussi de la richesse de l'écriture et de
l'équilibre entre fictions, documentaires et presse. Tous
ces
textes et les questions qui les accompagnent ont pour objectifs d'aider
le lecteur dans sa manière de lire et de le faire progresser
dans une compréhension que nous appelons "savante". Savant
ne
veut pas dire exceptionnel, réservé à
quelques-uns. Est savant celui qui a des savoirs, des
habiletés,
des connaissances approfondies dans un domaine. Pour nous, le lecteur
le plus savant n'est pas celui qui a lu le plus de livres ou qui lit
plus vite que les autres ou qui peut déchiffrer des mots
très longs, très difficiles à
prononcer,
très rares. Non ! Un lecteur savant comprend ce qui est dit
dans
le texte; mais aussi ce qui n'est pas dit : ce qui est
suggéré. C'est aussi quelqu'un
qu'intéresse la
façon dont sont racontées les histoires, leur
fabrication, leur écriture.
À
chaque nouvelle lecture, le lecteur fait de nouvelles
découvertes mais aussi compare les nouvelles informations
avec
celles qu'il possède déjà, compare la
manière de présenter les choses,
manière toujours
différente selon chaque auteur. Un lecteur
n'arrête pas de
faire jouer ses souvenirs de lecture : sujets traités,
originalité de l'écriture, effets
spéciaux de
chaque texte. Il se fabrique chaque fois de nouveaux souvenirs.
Comprendre un texte, c'est ouvrir des portes. Les textes d'ELSA ont
été choisis parce qu'on peut y entrer par
plusieurs
endroits, les questions aident à repérer ces
endroits :
ce qui est dit clairement, ce qui n'est pas dit mais qu'on petit
deviner, intentions avouées mais aussi intentions
cachées. Parce que les mots n'ont pas le même sens
pour
tout le monde, chaque lecteur se sert de ses savoirs, de sa
sensibilité, de ses anciennes lectures. Trois
clés
qu'ElSA aide à se fabriquer. Mais aussi ces textes
possèdent, ce que nous appelons une écriture :
une
manière de présenter les choses, de choisir les
mots, de
dire mais aussi de taire certains événements, de
toucher
le lecteur, de le troubler, de le surprendre, le questionner,
l'amuser...
La Bibliothèque "jeunesse" :
pour
les élèves (début du CM1
jusqu'à la fin du collège)
5 séries sur 7 comportent des textes plus ou moins longs
(entre
500 et 800 mots). Ces textes viennent surtout de livres dits "pour la
jeunesse" qu'on peut retrouver dans les bibliothèques ou les
librairies spécialisées).
Les textes de la bibliothèque "jeunesse" ont
été
intégralement renouvelés (Prévert,
Dahl, Smadja,
Solotareff, Ungerer…). C'est finalement 305 textes qui ont
été retenus, de la presse, de la fiction et des
documentaires des plus récents aux plus classiques. Ces
ouvrages
sont par ailleurs présentés,
référencés et mis en réseau
entre eux afin
de jeter les bases d'une réelle culture de
l'écrit
prenant appui sur l'actualité de la littérature
de
jeunesse. ELSA est ainsi au cœur de la BCD et du CDI. On
sait,
à travers les catégories que recense la DEP
(Direction
des Etudes et Prospectives du Ministère de l'Education) lors
des
évaluations nationales, que seulement 20 % des
élèves de 6e possèdent des
compétences
dites remarquables: ils sont capables de travailler sur l'implicite du
texte, d'apprécier les intentions de l'auteur et de replacer
le
texte dans le réseau d'autres œuvres qui lui font
écho.
On considère que 30 % des élèves
disposent de
compétences approfondies parce qu'ils ont accès
simplement à l'explicite du texte: ils comprennent bien de
quoi
il parle, comment il en parle mais pas vraiment pourquoi.
Enfin 30 % ne possèdent que les compétences de
base: ils
ont accès aux éléments constitutifs du
texte, les
mots et, à travers eux, les personnages, les lieux, les
actions,
ou a fortiori, une intention. Ils pourront dire si le petit chaperon
est rouge, pour peu que cette information soit dans le texte, ou s'il
faisait beau cet été-là.
Il reste 20 % d'élèves auxquels les
évaluations nationales ne reconnaissent aucune
compétence.
Faut-il pour ces 20% d'élèves jugés
incompétents et pour ces 60% qu'on dit insuffisants, tout
recommencer depuis le début: la base, l'approfondissement,
la
maîtrise? ELSA fait le pari qu'il faut tout de suite
entraîner les compétences remarquables. Sans quoi
on ne
saurait parler de lecture.
Ce sont donc ces compétences qui constituent la base, le
camp de
base de toute pédagogie de la lecture, non comme une
perspective
mais comme le territoire dont le moindre parcours commence, continue et
s'achève sur l'exercice de l'essentiel. C'est en tout cas
l'hypothèse en forme de pari sur l'intelligence que nous
faisons, impliqués que nous sommes depuis longtemps dans des
recherches à l'INRP sur l'apprentissage en maternelle,
à
l'élémentaire et au collège d'un
rapport à
l'écrit qui en permette dès l'abord l'usage le
plus
"savant".
L'expérience que nous avons acquise avec ELMO nous a
convaincus
de la difficulté de conduire une politique de lecture
à
l'échelle du groupe-classe.
C'est pourquoi nous avons
porté notre attention dans ELSA sur deux aspects:
- du côté de la théorisation, nous
avons inclus,
dans la majorité des séries, sous forme
d'historique, la
possibilité de revenir au déroulement de
l'exercice pour
le dernier passage effectué. L'élève a
ainsi
accès à une sorte de correction et l'enseignant
peut
travailler avec lui sur l'explicitation des raisons qui lui ont fait
proposer ses réponses.
- du côté des aides, nous avons voulu que le
logiciel
puisse donner les moyens de réussir les exercices. Ce qui
est
alors compté, ce n'est pas le nombre d'échecs
mais le
nombre d'aides utilisées pour réussir.
La Bibliothèque "adulte" :
Il ne s'agit pas à proprement parler d'une version adulte.
Plutôt que de voir coexister, parfois sur la même
machine,
deux logiciels avec des bibliothèques
différentes, nous
avons décidé de ne faire qu'une seule version
d'ELSA
incluant les deux bibliothèques. Elle permettra à
quiconque de s'entraîner quel que soit son âge. Une
école ou un collège, équipé
d'ELSA pourra
donc offrir un entraînement à ses
élèves
mais aussi aux adultes fréquentant
l'établissement,
parents, personnels administratifs, professeurs… ELSA
s'adapte
donc dorénavant à l'âge de qui
s'entraîne. On
sait qu'il accorde déjà une grande attention aux
capacités de l'utilisateur en proposant un
entraînement
très personnalisé. Cependant, ELSA ne saurait
être
recommandé pour des formations d'adultes
analphabètes ou
en grande difficulté. Comme
précédemment avec la
bibliothèque jeunesse, ELSA demande un minimum
d'habileté
pour apporter aides et progrès. Les adultes
réellement en
difficulté devront travailler avec ELMO International.
Attention
donc à la confusion des genres... ELSA (logiciel
d'Entraînement à la Lecture Savante) propose
d'améliorer un savoir-lire déjà
acquis. Rappelons
à cet effet les propos de J.C. Passeron : " Il est temps de
ne
plus se contenter de mesurer les progrès de l'acquisition du
code écrit au simple taux de régression de
l'analphabétisme : la longue marche à
l'alphabétisation, qui est bien sûr le grand
apport des
150 dernières années, fait éclater
aujourd'hui
dans son évidence que savoir déchiffrer est une
maîtrise du code écrit qui ne permet absolument
pas la
lecture fréquente, intensive et
réitérée de
livres longs. Bref, on mesure, à travers les vitesses de
lecture, les divers seuils de cet accès à une
lecture
flexible qui est une condition sine qua non d'une utilisation
réelle de l'écrit. C'est une illusion d'optique
énorme que de penser que, désormais, tous les
gens savent
lire et qu'ils n'ont plus qu'à lire ; ou alors, c'est qu'ils
y
mettent de la mauvaise volonté, que nous nous y prenons mal,
que
nos livres sont mal illustrés ou qu'on n'a pas fait autour
la
propagande nécessaire. Car ce qu'on entend par lecture dans
ce
deuxième sens, qui va de la lecture cultivée au
sens
littéraire à la lecture savante, elle aussi
assortie de
nombreuses exigences de lectures multiples, ne peut pas être
techniquement abordée à ce niveau rudimentaire de
maîtrise du code écrit. " Le travail le plus
important a
consisté, une fois encore, pour le groupe chargé
de cette
tâche, à réunir des textes " pour
adultes " les
plus pertinents, dont le nombre dans chacune des séries B,
D, E,
F et T a été ramené de 61 à
31. Au total,
155 textes très divers, d'une longueur moyenne de 500 mots
(de
170 mots pour le plus court à 1 770 pour le plus long),
globalement " exigeants ", de 197 auteurs différents,
célèbres et moins connus. On ne compte que 15
auteurs
ayant 2 textes, et qu'un seul en ayant 3.
- la nouvelle série T
Si la bibliothèque est entièrement nouvelle, la
plupart
des séries d'exercices, à quelques
détails mineurs
près, n'ont pas été
modifiées. Une seule,
la série T, a nécessité une refonte
complète. C'est elle qui permet d'évaluer la
vitesse et
la compréhension (l'efficacité de la lecture) et
c'est
celle, rappelons-le, qui se rapproche le plus d'une situation
véritable de lecture. A ce titre, la manière de
formuler
les questions devait s'adapter à un public adulte. C'est
donc
155 textes complexes et exigeants qui ont été
retenus :
- 30% de textes de presse (quotidiens et magazines)
- 40% de textes littéraires (Carpentier, Frison Roche, Le
Clézio, Sinclair, Stendhal, Vincenot, Winckler…)
- 30% de documentaires (essais, documents, thèses,
pamphlets…) Ces ouvrages sont également
présentés,
référencés et mis en
réseau entre eux toujours dans l'intention de jeter les
bases
d'une réelle culture de l'écrit. Tout comme dans
ELSA
"jeunesse", le lecteur garde ici la possibilité de conserver
la
mémoire de sa progression.
Le logiciel garde donc le même esprit que celui
destiné
à la "jeunesse" : accéder aux intentions de
l'auteur,
à ses processus d'écriture, faire des
articulations entre
un nouveau et d'autres textes déjà connus,
reconnaître un thème, une manière de la
traiter et
d'y être sensible…
Cela a toujours été un des points forts d'ELSA.
Avec le
même outil et dans un même lieu, on ouvre ainsi
l'éventail des âges, des compétences et
des
manières de lire pour ceux et celles qui veulent se
perfectionner.
ELSA
"adulte" a été conçu pour :
- le lycée
- l'université et les grandes écoles
- les organismes de formation d'adultes et les comités
d'entreprise
- la formation continue
mais ELSA "adulte" s'utilise aussi :
- en bibliothèque
- en maison de quartier
- en famille…
LISTE DES TEXTES DES DEUX BIBLIOTHEQUES
LES ARTICLES PUBLIES SUR ELSA
Articles parus sur
ELSA dans les Actes de Lecture :
L'identification
des formes écrites (Actes de Lecture
n°52, décembre 95, p.86)
La
vitesse produit de la compréhension La
compréhension produit de la vitesse (Actes
de Lecture n°52, décembre 95, p.91)
L'anticipation
(Actes de Lecture n°52, décembre 95, p.93)
La
lecture partielle sélective et de recherche (Actes
de Lecture n°52, décembre 95, p.89)
Largeur
de l'empan et sûreté des fixations (Actes
de Lecture n°52, décembre 95, p.88)
ELMO, la classe ! (Actes de lecture n°52,
p.80)
Attention,
ELSA ! (Actes de Lecture n°55,
juin 96, p.67)
Une
nouvelle bibliothèque (Actes de Lecture
n°55, juin 96, p.73)
Difficile
ELSA ? (Actes de Lecture n°55,
juin 96, p.78)
Qu'en
pensez-vous ? (Actes de Lecture
n°55, juin 96, p.69)
La
bibliothèque d'ELSA …le nouvel ELMO (Actes
de Lecture n°55, juin 96, p.58)
Sondage
(Actes de Lecture n°55, juin 96, p.82)
Les
mots et les phrases d'ELSA (Actes de Lecture
n°58, juin 97, p.34)
ELSA
(Actes de Lecture n°66, juin 99, p.55)
ELSA
Entraînement à la Lecture Savante ou
Entraînement à la Lecture Sans Accompagnement ?
(Actes de Lecture n°66, juin 99, p.60)
Mieux
définir comment LES NOUVELLES TECHNOLOGIES peuvent
être mises au service de la lecture et des langages (Actes
de Lecture n°67, sept 99, p.98)
Soutien-lecture
en sixième (Actes de Lecture
n°68, décembre 99, p.20)
ELSA
AU COLLEGE (Actes de Lecture
n°70, juin 2000, p30)
ELSA
EN NOUVELLE CALEDONIE (Actes de Lecture
n°70, juin 2000, p.26)
ELSA au lycée technique (Actes de Lecture
n°70, juin 2000, p.27)
haut de page
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ELSA famille : Entraînement
à la Lecture SAvante
(version familiale)
Un logiciel de perfectionnement des
compétences de lecture entièrement
adapté d'ELSA pour toute la famille.
- 7 séries d'exercices portant sur des
compétences de lecture différentes
- une gestion individualisée et une aide
personnalisée pour chacun
- une véritable culture de l'écrit avec deux
bibliothèques "jeunesse" et "adulte"
pour les enfants, niveau CM1 jusque fin collège
pour
les parents et tous les autres membres de la famille qui
souhaitent élever rapidement et durablement leur niveau de
lecture
caractéristiques
techniques :
- à partir de Windows 95
- mémoire vive min. : 16 MO
- version
complète téléchargeable sur notre site
comprenant une version
d'essai limitée à un plan
(c'est-à-dire un seul passage
avec une fois chacun des 7 exercices
disponibles dans le logiciel).
PRESENTATION DU LOGICIEL : SPECIFICITES
Voici un outil d'entraînement à la lecture qui va
pouvoir
aider vos enfants. Mais comme la lecture concerne tout le monde, vous
aussi allez pouvoir utiliser ELSA famille notamment à
travers sa
bibliothèque "adulte". Qui n'a jamais
éprouvé un
jour des difficultés à suivre un film
sous-titré,
à trouver rapidement les informations essentielles d'un
journal,
à maîtriser le volume des lectures
professionnelles,
à continuer un ouvrage épais ? Ce logiciel vous
permet
non seulement d'augmenter votre vitesse de lecture mais aussi votre
compréhension des textes. Et oui, si vous oubliez facilement
ce
que vous venez de lire, c'est tout simplement parce que votre
compréhension n'était pas suffisante.
ELSA famille c'est aussi l'occasion de partager vos connaissances en
famille. Vos enfants risquent d'être plus rapidement
à
l'aise avec l'outil informatique que vous, qu'à cela ne
tienne,
ils seront ravis de vous montrer comment faire. Vous, parents,
maîtrisez mieux les textes, exercices et
démarches, vous
pourrez à votre tour aider facilement vos enfants dans la
manipulation et l'organisation du logiciel, dans la reconnaissance des
consignes… L'entraînement est le cœur du
logiciel
ELSA famille.
Tout comme dans ELSA, cet entraînement est
individualisé
et chaque exercice est "calibré" en fonction de deux
paramètres : les performances
générales de
l'inscrit, évaluées au moyen de la
série T, et
chacune des six autres séries faisant travailler l'inscrit
sur
un aspect isolé de la lecture.
Mais pour avoir des résultats, il faut s'entraîner
:
- 2 fois par semaine
- 30 minutes par séance (en moyenne deux exercices)
- et en passage individuel
ELSA famille n'est pas un outil d'apprentissage de la lecture. Il
s'adresse à des enfants et des adultes qui savent
déjà lire.
A partir de textes différents, enfants et adultes pourront
confronter ainsi leur manière de lire en
échangeant
autour d'exercices de même nature. Créé
par des
chercheurs, ELSA famille s'appuie sur une solide
expérimentation
en milieux enseignant, formateur et familial.
LES DIFFERENTES FONCTIONS DU LOGICIEL
ELSA comporte 3 grandes fonctions :
- une fonction Gestion
- une fonction Aide
- une fonction Exercices
La fonction Gestion :
Elle permet d'inscrire les individus, de consulter leurs
résultats, de les transférer ou de supprimer leur
inscription.
La fonction Aide :
C'est un outil précieux à la fois pour utiliser
le
logiciel et pour avoir accès à ses
présupposés théoriques. Elle permet
d'accéder à des informations sur chacune des
séries. Par ailleurs, au moment des résultats
à
l'issue des exercices, une aide locale est disponible.
La fonction Exercices :
Par commodité, la fonction Exercices est
éclatée
en trois boutons (Entraînement, Exercice au choix et
Historique)
qui apparaissent en permanence.
- le bouton Entraînement permet à l'individu de
poursuivre
son travail dès lors qu'il est inscrit. Il est pris
automatiquement en charge par le logiciel, selon ses
résultats
et dans un ordre précis : les exercices deviennent plus
complexes au fur et à mesure que les résultats
s'améliorent.
- le bouton Exercice au choix propose à l'inscrit de refaire
un
exercice de l'entraînement autant de fois qu'il le souhaite
(parce qu'il l'a trouvé difficile ou…plaisant).
Ce menu
ne donne accès qu'aux exercices déjà
effectués.
- le bouton Historique offre la possibilité de revoir le
dernier
exercice fait dans 5 séries d'entraînement : A, B,
D, E,
F. Cette situation peut se vivre collectivement pour confronter les
stratégies qui ont conduit à la
réussite ou
à l'échec. Les différents membres de
la famille
peuvent ainsi avoir ensemble des moments réguliers de
réflexion sur la lecture. Pour être efficace, une
séance ne doit pas dépasser 30 minutes.
L'entraînement doit être régulier, au
moins 30
minutes deux fois par semaine.
LES SEPT SERIES D'EXERCICES DU LOGICIEL
ELSA famille, tout comme ELSA, fait travailler le lecteur sur 7
comportements constitutifs de la lecture mais il
bénéficie :
- des avancées scientifiques liées aux recherches
sur la lecture
- des avancées pédagogiques liées
à l'expérimentation des logiciels de lecture
- des avancées technologiques liées aux
ordinateurs, aux langages et aux systèmes d'exploitation.
ELSA famille s'intègre dans une action plus globale de
rencontre
avec l'écrit et en accroît la
nécessité. En
effet, notamment pour les conduites intellectuelles complexes on sait
bien qu'aucun entraînement ne provoque des progrès
de
manière mécanique. On doit alors faire
l'hypothèse
que les exercices ne peuvent développer des
réelles
compétences qu'au prix d'une prise de conscience (quand on
commente les résultats), et d'un réinvestissement
(quand
on découvre de nouveaux textes). ELSA famille fait donc
travailler le lecteur sur sept capacités
différentes qui constituent l'activité
de lecture.
A chacune de ces capacités correspond une série
d'exercices.
Ces sept exercices s'enchaînent toujours dans le
même
ordre, chaque ensemble d'exercices étant appelé
"Plan" et
étant constitué de la séquence
suivante :
Série T - série A - série D -
série E - série B - série C -
série F.
Trois de ces séries travaillent sur des unités
inférieures à la phrase tandis que les quatre
autres
travaillent au niveau de la phrase ou du texte.
Les trois séries travaillant sur les mots ou
groupes de mots portent :
- sur l'élargissement et la vitesse de l'empan de lecture
(et non de l'empan visuel ),
- sur le fonctionnement et l'enchaînement des empans dans la
lecture d'un texte,
- sur les conduites de différenciation de formes proches
(mots et groupes de mots).
Les quatre séries travaillant
au-delà de la phrase portent :
- sur les capacités d'anticipation des mots (closure),
- sur l'organisation progressive d'une représentation
mentale du
texte grâce à des recherches sélectives
d'information,
- sur l'organisation progressive d'une représentation
mentale du
texte grâce à des consultations
sélectives du
matériau linguistique,
- sur le développement d'une lecture efficace qui trouve le
meilleur équilibre entre le temps de consultation et la
compréhension.
Plus précisément :
- la série T sert à :
- repérer où en est chaque inscrit et adapter
l'entraînement à son niveau,
- mesurer les progrès de chaque inscrit au bout des six
séries d'exercices et ajuster un nouveau programme de
travail.
La série T est à la fois un bilan et un
élan, une
évaluation et une orientation. Cet exercice est celui qui se
rapproche le plus de la lecture, activité complexe dans
laquelle
on distingue des éléments sans parvenir
à les
séparer.
Comment mesurer le niveau de lecture ?
Deux éléments sont pris en compte : la vitesse et
la compréhension
* la vitesse : c'est un mot qui ne nous
satisfait pas
vraiment car il peut laisser sous-entendre qu'il faut tout faire vite,
de plus en plus vite et plus vite que les autres. Ce serait
plutôt de célérité ou de
flexibilité
qu'il s'agirait dans ce que ces termes évoque d'aisance des
déplacements dans le texte (sauts de paragraphes, retours en
arrière…), de souplesse d'associations
d'éléments (de la conclusion à
l'introduction…), de facilité de relier cette
lecture
à des expériences diverses, réelles ou
imaginaires. Bien faire tout cela, c'est dire qu'un bon lecteur
maîtrise les questions techniques et sait ainsi
décider du
régime de ses lectures.
* La compréhension :
l'évaluation de la
vitesse de lecture n'est en réalité rien d'autre
que
mesurer le temps des opérations nécessaires pour
comprendre. Pour savoir si un lecteur comprenait un texte, on s'est
long-temps contenté de poser des questions sur ce que "
disait "
ce texte. Exemple : " le renard s'appelle Goupil ? " [Vrai - Faux -
L'histoire ne le dit pas]. Ce type de question mesure tout au plus les
compétences de base : le lecteur a bien
mémorisé
les détails du texte et sa lecture n'a pas
été
dénuée d'attention.
Aujourd'hui, on admet plus volontiers que comprendre un texte, c'est
avoir accès aux intentions de l'auteur, à ses
procédés d'écriture, c'est articuler
ce texte avec
d'autres textes déjà connus,
reconnaître un
thème, une manière de le traiter et y
être
sensible…
Quelle évaluation rendra compte de cette richesse ? C'est
avec
tout cet arrière-plan que la série T a
été
conçue.
- la Série A aide à élargir
l'empan de
lecture. Sur une ligne de texte, nos yeux font plusieurs
arrêts
au cours desquels ils prélèvent de l'information.
Un
arrêt est appelé une fixation et la
quantité
d'écrit qui est vue en une fois par les yeux lorsqu'ils sont
immobiles est appelée un empan. Mauvais lecteurs ou simples
déchiffreurs utilisent, on le sait, des empans
très
courts : 3 ou 4 signes à la fois, des syllabes, des petits
mots,
des fragments d'écrits qui font de la lecture une
activité besogneuse et synthétique. Difficile !
Les bons
lecteurs, eux, traitent des unités plus larges
même si
leurs capacités visuelles ne les autorisent pas à
voir
nettement plus de 3 ou 4 signes à la fois. Habilement, ils
utilisent en fait "ce qui déborde" de la zone nette.
Personne n'a le pouvoir d'agir sur l'empan de vision qui est
déterminé par des contraintes physiologiques. On
peut, en
revanche, s'entraîner utilement à
élargir l'empan
de lecture.
- la Série D entraîne deux
compétences :
* la localisation d'informations : cette
série oblige
à une lecture partielle du texte : pour le consulter puis
répondre aux questions qui lui sont posées, le
lecteur
dispose d'un temps de présentation du texte qui est beaucoup
plus court que le temps de lecture intégrale. Pour chaque
question, il est donc amené à
développer une
lecture sélective (choisir les passages du texte qu'il lira
ou
ne lira pas) et/ou une lecture de recherche (parcourir rapidement le
texte à la recherche des indices induits par la question).
* le fonctionnement de ce texte : cette
lecture partielle,
à la fois, ne peut s'exercer que sur un écrit
dont on
connaît bien la structure et les articulations et contribue
à construire cette représentation mentale. La
série D est organisée pour atteindre ce but :
à
chaque fois qu'il entre dans le texte et qu'il en sort le lecteur passe
par une silhouette du texte (une vue d'ensemble réduite du
texte). Il doit attribuer un titre et un mot-clé
à chaque
partie du texte qu'il a visitée. Il est ainsi
amené
à prendre du recul, par rapport aux mots, à
considérer le texte comme un tout. Cette construction
progressive d'une organisation géographique du texte (comme
si
le lecteur se dessinait mentalement une carte du texte) à
travers l'exercice d'investigations locales est l'objectif
précis de cette série.
- la série E fait travailler sur l'anticipation de
mots à l'intérieur d'un texte.
Les informations qui vont constituer l'horizon d'attente d'un mot
appartiennent aussi bien à la compréhension
globale du
texte lu jusqu'ici qu'aux contraintes liées à son
environnement immédiat.
- la Série B entraîne à
élargir
l'empan de lecture dans une situation proche de la lecture
réelle d'un texte (il y a au moins trois fixations par
ligne).
- la Série C entraîne à bien
faire la différence entre des mots qui se ressemblent soit
par la forme, soit par le sens.
- l'objectif de la série F est, comme pour la
série D, de construire une représentation mentale
du
fonctionnement d'un texte. Mais, cette fois, en prenant appui
spécifiquement sur les éléments
significatifs de
son lexique. Pour y parvenir, le lecteur doit faire le plus
économiquement possible des hypothèses sur la
globalité d'un texte à partir d'une
sélection de
mots qui restent positionnés sur une trame du texte. Presque
toutes les séries questionnent les textes dans ce qu'ils
disent,
dans la manière qu'ils ont de le dire et dans ce qu'ils
disent
sans le dire. C'est pourquoi nos choix ont
privilégié des
extraits qui supportent cette multiplicité
d'entrées tout
en s'adressant plus particulièrement à la famille
par les
thèmes abordés. Ce qui nous a orientés
vers des
textes complexes qui peuvent "parler" diversement à
plusieurs
lecteurs, mais aussi au même lecteur à diverses
époques de sa vie. C'est pour ces quelques raisons parmi
toutes
celles que vous allez découvrir qu'ELSA famille
réunit
les conditions d'un Entraînement à une Lecture
Savante qui
en font un logiciel particulièrement adapté
à la
nécessité d'élever rapidement et
durablement le
niveau de la lecture.
LES DEUX BIBLIOTHEQUES : "JEUNESSE" ET "ADULTE"
ELSA famille comprend deux bibliothèques, l'une "jeunesse"
et
l'autre "adulte", chacune comportant environ 80 textes.
Choisir les textes des bibliothèques n'a pas
été
facile. Un groupe d'enseignants chercheurs s'est activement
penché sur la question. Il a fallu tenir compte des
thèmes, des maisons d'édition, des collections,
des
auteurs : nous voulions la plus grande diversité.
Malgré
cela, il manque des livres, des auteurs et des éditeurs
intéressants mais il a bien fallu faire un choix. Il a fallu
tenir compte aussi de la richesse de l'écriture et de
l'équilibre entre fictions, documentaires et presse.
Quand nous avons constitué la bibliothèque d'ELSA
famille, nous avons bien sûr pensé aux exercices
qui
allaient permettre de s'entraîner mais également
à
la possibilité pour un jeune lecteur de démarrer
une
bibliothèque personnelle, soit en achetant quelques livres
présentés ou en se les faisant offrir; soit en
les
empruntant à la Bibliothèque Municipale,
à la BCD
ou au CDI. Mais, comme on ne peut ni tout acheter ni garder
indéfiniment les livres prêtés, nous
avons toujours
présenté les couvertures des livres, leurs
références afin que les extraits soient
associés
à des ouvrages réels, bientôt, nous
l'espérons, familiers. D'ailleurs, avec ELSA famille, chacun
peut faire défiler les couvertures des livres un peu comme
s'il
furetait dans les rayons de sa bibliothèque.
La Bibliothèque "jeunesse" : pour les
enfants niveau CE2 jusque fin collège
Les 80 textes de la bibliothèque "jeunesse" sont
répartis
en trois catégories : 50 % de textes littéraires
(Prévert, Dahl, Smadja, Solotareff, Ungerer,…),
22% de
textes de presse (Okapi, Télérama junior,
Actualquarto,…) et 28% de textes documentaires (Nature,
Santé, Histoire, Sciences,…).
Ces textes sont par ailleurs présentés,
référencés et mis en réseau
entre eux afin
de jeter les bases d'une réelle culture de
l'écrit
prenant appui sur l'actualité de la littérature
de
jeunesse. ELSA famille est ainsi au cœur de la BCD et du CDI.
On
sait, à travers les catégories que recense la DEP
(Direction des Etudes et Prospectives du Ministère de
l'Education) lors des évaluations nationales, que seulement
20 %
des élèves de 6e possèdent des
compétences
dites remarquables: ils sont capables de travailler sur l'implicite du
texte, d'apprécier les intentions de l'auteur et de replacer
le
texte dans le réseau d'autres œuvres qui lui font
écho.
On considère que 30 % des élèves
disposent de
compétences approfondies parce qu'ils ont accès
simplement à l'explicite du texte: ils comprennent bien de
quoi
il parle, comment il en parle mais pas vraiment pourquoi.
Enfin 30 % ne possèdent que les compétences de
base: ils
ont accès aux éléments constitutifs du
texte, les
mots et, à travers eux, les personnages, les lieux, les
actions,
ou a fortiori, une intention. Ils pourront dire si le petit chaperon
est rouge, pour peu que cette information soit dans le texte, ou s'il
faisait beau cet été-là.
Il reste 20 % d'élèves auxquels les
évaluations
nationales ne reconnaissent aucune compétence.
Faut-il pour ces 20% d'élèves jugés
incompétents et pour ces 60% qu'on dit insuffisants, tout
recommencer depuis le début: la base, l'approfondissement,
la
maîtrise? ELSA famille fait le pari qu'il faut tout de suite
entraîner les compétences remarquables. Sans quoi
on ne
saurait parler de lecture.
C'est pourquoi nous avons porté notre attention dans ELSA
famille sur deux aspects:
- du côté de la théorisation, nous
avons inclus,
dans la majorité des séries, sous forme
d'historique, la
possibilité de revenir au déroulement de
l'exercice pour
le dernier passage effectué. L'élève a
ainsi
accès à une sorte de correction et l'enseignant
peut
travailler avec lui sur l'explicitation des raisons qui lui ont fait
proposer ses réponses.
- du côté des aides, nous avons voulu que le
logiciel
puisse donner les moyens de réussir les exercices. Ce qui
est
alors compté, ce n'est pas le nombre d'échecs
mais le
nombre d'aides utilisées pour réussir.
La Bibliothèque "adulte" : pour tous les
autres membres de la famille
La même diversité se retrouve dans la
bibliothèque
"adulte" avec 80 textes répartis en trois
catégories :
37% de textes de presse (quotidiens et magazines), 37% de textes
littéraires (Carpentier, Vincenot, Stendhal,
Winckler,…)
et 26% de textes documentaires (documents, essais, pamphlets,
guides,…).
Le travail le plus important a consisté, une fois encore,
pour
le groupe chargé de cette tâche, à
réunir
des textes " pour adultes " les plus pertinents possibles.
Ces textes sont également présentés,
référencés et mis en réseau
entre eux
toujours dans l'intention de jeter les bases d'une réelle
culture de l'écrit.
LISTE DES TEXTES DES DEUX BIBLIOTHEQUES
Bibliothèque Jeunesse
Textes
de la Série B
Textes
de la Série D
Textes
de la Série E
Textes
de la Série F
Textes
de la Série T
Bibliothèque Adulte
Textes
de la Série B
Textes
de la Série D
Textes
de la Série E
Textes
de la Série F
Textes
de la Série T
AU FAIT QU'APPELLE-T-ON LECTURE SAVANTE ?
Tous ces textes et les questions qui les accompagnent ont pour
objectifs d'aider le lecteur dans sa manière de lire et de
le
faire progresser dans une compréhension que nous appelons
"savante". Savant ne veut pas dire exceptionnel,
réservé
à quelques-uns. Est savant celui qui a des savoirs, des
habiletés, des connaissances approfondies dans un domaine.
Pour
nous, le lecteur le plus savant n'est pas celui qui a lu le plus de
livres ou qui lit plus vite que les autres ou qui peut
déchiffrer des mots très longs, très
difficiles
à prononcer, très rares. Non ! Un lecteur savant
comprend
ce qui est dit dans le texte; mais aussi ce qui n'est pas dit : ce qui
est suggéré.
C'est aussi quelqu'un qu'intéresse la façon dont
sont
racontées les histoires, leur fabrication, leur
écriture.
À chaque nouvelle lecture, le lecteur fait de nouvelles
découvertes mais aussi compare les nouvelles informations
avec
celles qu'il possède déjà, compare la
manière de présenter les choses,
manière toujours
différente selon chaque auteur. Un lecteur
n'arrête pas de
faire jouer ses souvenirs de lecture : sujets traités,
originalité de l'écriture, effets
spéciaux de
chaque texte. Il se fabrique chaque fois de nouveaux souvenirs.
Comprendre un texte, c'est ouvrir des portes. Les textes d'ELSA famille
ont été choisis parce qu'on peut y entrer par
plusieurs
endroits, les questions aident à repérer ces
endroits :
ce qui est dit clairement, ce qui n'est pas dit mais qu'on petit
deviner, intentions avouées mais aussi intentions
cachées. Parce que les mots n'ont pas le même sens
pour
tout le monde, chaque lecteur se sert de ses savoirs, de sa
sensibilité, de ses anciennes lectures. Trois
clés
qu'ElSA famille aide à se fabriquer. Mais aussi ces textes
possèdent, ce que nous appelons une écriture :
une
manière de présenter les choses, de choisir les
mots, de
dire mais aussi de taire certains événements, de
toucher
le lecteur, de le troubler, de le surprendre, le questionner,
l'amuser...
Le travail du lecteur consiste surtout à partir à
la
recherche, à travers le texte, de l'intention de l'auteur,
à découvrir la manière dont celui-ci
se
représente son lecteur, à apprécier
les moyens mis
en œuvre dans l'écriture, à entrer dans
le regard
sur le monde ainsi proposé, mais aussi à porter
un
jugement sur les effets produits et la manière dont le texte
s'insère dans l'ensemble des textes existants. Mais ne
croyez
surtout pas que cette lecture attentive, disons le mot, cette lecture
savante soit réservée seule à la
littérature. Il
n'y a pas de texte qui n'ait pas le fonctionnement dont nous parlons,
même le plus modeste, celui qui, apparemment, se
présente
comme le moins préoccupé d'écriture,
documentaire,
information brève ou article de presse. Il n'y a
jamais
d'innocence dans l'écriture car la nature du langage
écrit et le mode de production des textes supposent que
l'auteur, non seulement pense mais pense sur ce qu'il pense, sur ce
qu'il éprouve ou sur ce qu'il ressent et sur ce que va en
penser, éprouver et ressentir son lecteur.
L'écriture met
la pensée ou l'émotion à distance pour
la prendre
comme objet de travail. Il ne manque pas de mauvais auteurs, il n'y a
pas d'auteur naïf. Il faut que le lecteur le sache et
réponde au travail d'écriture par un travail de
lecture
ayant les mêmes exigences. Sinon l'écrit est un
moyen de
tromper, non de libérer. En cela, la part du lecteur est
sans
doute, en dernier recours, la plus importante. Cc qu'il comprend ne
dépend que de lui-même, même si tout
provient
évidemment du texte.
Comme tous les métiers, ce dur
métier de
lire s'apprend en l'exerçant. Et là, vous
êtes bien
placés pour le faire puisque l'essentiel de vos
activités
tourne inévitablement autour de l'écrit. Votre
situation
qu'elle soit scolaire ou professionnelle, la vie courante
même
vous conduisent à recourir en permanence à la
plus grande
diversité de textes. Profiter de l'occasion pour
développer en famille ce regard expert qui vous aide
à
rencontrer, au-delà de ce que le texte dit, ce qu'il veut
dire
et comment il s'y prend pour le dire. Le lecteur est celui qui
s'intéresse à la manière dont
l'étoffe est
tissée. Toute lecture est lecture de l'écriture.
Ce
travail d'observation permanente de l'écrit concerne aussi
bien
la manière dont fonctionne un énoncé
de
problème ou la lettre des correspondants, un article de
presse
ou une collection romanesque, un documentaire ou un recueil de
poèmes. C'est dire que l'atelier où trouve
à
s'exercer prioritairement ce métier est la BCD, au CDI ou
encore
à la bibliothèque municipale qui sont moins des
lieux
où des textes sont réunis qu'un chantier
où on
apprend à les utiliser, à les observer,
à les
comparer, à découvrir, à travers leur
fonctionnement, quelle est leur fonction, quelles visions du monde ils
tentent d'imposer et quelles autres ils rejettent, quel rôle
social ils jouent à notre insu tant que nous restons
incapables
d'en faire une lecture entre les lignes...
Mais ce
métier s'apprend également en
s'exerçant,
c'est-à-dire à travers des exercices et c'est
bien
là la qualité du logiciel que vous utilisez.
Aussi
reviendrons-nous, pour terminer, sur la manière dont ELSA
famille vous aide à rencontrer les textes. S'il est vrai
qu'un
texte forme une unité à laquelle contribue chaque
partie,
il existe une sorte de relation dans les deux sens : chaque partie
donne accès à l'ensemble et l'ensemble
éclaire le
rôle de chaque partie. Il est donc nécessaire
d'entrer
dans un texte à la fois par son organisation (Quel genre de
texte ? De quoi parle-t-il ? etc.) et par ses
éléments.
C'est pourquoi un regard d'ensemble sur le texte dans son
fonctionnement général est souvent un moyen
très
efficace d'aborder une lecture plus méthodique et plus
linéaire.
Deux séries d'exercices vous permettent ainsi d'entrer dans
ce
fonctionnement, une première (série D) en
s'intéressant aux informations et aux faits qu'il contient,
une
seconde (série F) en ayant accès aux
particularités et à la répartition de
son
vocabulaire. En fait, ce qui est recherché ici, c'est la
variété de ses relectures possibles. Enfin, dans
la
série T, nous vous proposons de vous confronter à
la
lecture savante d'un texte en appréciant son fonctionnement,
en
discernant l'intention de son auteur, en décelant,
derrière l'histoire qu'il prend prétexte
à
raconter, à quel problème il s'est
attaqué, en
jugeant de son habileté de tisserand et en
replaçant
enfin ce texte parmi tous les autres auxquels, à sa
manière, il fait écho.
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